ET DONC LE BLOG NUJAZZ SPIRIT en collaboration avec le JAZZ MIX vous propose de gagner 6 places pour cette soirée de clôture du festival Jazz à Vienne.
En répondant aux questions suivantes:
1. Quelle est la date de parution de l'album de Don Blackman" Don Blackman sorti sur le label Arista ?
2. Comment se nomme la troupe de danseurs professionnels anglais qui accompagnent sur scène Roy Ayers ?
Merci de renvoyer un mail avec vos réponses jusqu'au jeudi 8 juillet à l'adresse suivante avec (objet: CONCOURS JAZZ MIX) à nujazzspirit@gmail.com
Voici le line up!
Jazz Mix Night | vendredi 10 juillet
Théâtre antique | 20h | tarif normal 32€
Seun Kuti & Fela's Egypt 80 invitent Archie Shepp
Seun est le dernier fils du légendaire Fela Anikulapo Kuti, créateur de l'afrobeat. Fela fut le musicien nigérian le plus populaire des années 70 et 80, réputé pour ses chansons au vitriol dénonçant le pouvoir de la junte militaire de Lagos et les politiciens corrompus. Jusqu'à sa mort, il n'a cessé de critiquer la corruption des régimes africains en général et les manipulations des multinationales. L'afrobeat, un style moderniste mêlant rythmes Yorubas ancestraux, musique highlife (très en vogue sur la Gold Coast depuis les années 40), funk et jazz, règne sur la musique populaire d'Afrique de l'Ouest depuis plus de quatre décennies.
Seun Anikulapo Kuti a neuf ans lorsqu'il monte pour la première fois sur la scène du Shrine (le club, le fief de Fela), d'abord comme choriste, puis en première partie de son père entouré de l'orchestre Egypt 80 au complet. Dès cette époque, le jeune Seun joue déjà des nuits entières avec ce groupe de vingt musiciens et chanteurs professionnels. Benjamin des frères Kuti, Seun grandit auprès d'un Fela vieillissant plus disponible qu'il ne le fut jamais pour ses frères aînés (notamment Femi) et qui lui prodigue ses conseils. Lorsque Fela meurt en 1997, Seun a tout juste 15 ans. Il s'installe naturellement à la tête d'Egypt 80. En quelques années, Seun devient une star à part entière, et il est quotidiennement reconnu par ses fans dans les rues de Lagos. Charismatique, Seun est très populaire auprès des "Area boys" (les adolescents des banlieues de Lagos) comme auprès des nostalgiques des années 70. Ceux-là voient en lui la réincarnation du "Black President". Le dernier album de Seun Kuti s'intitule Many Things (chez Tôt ou Tard). À la fin des années 50, Archie Shepp rencontre de son côté de l'Atlantique les musiciens les plus radicaux de l'époque : Lee Morgan, Bobby Timmons, Jimmy Garrisson, Ted Curson, Beaver Harris… C'est au début des années 60 qu'il rencontre Cécil Taylor et réalise avec lui deux enregistrements qui seront déterminants. Shepp signe son premier disque en co-leader avec Bill Dixon. L'année suivante il fonde avec John Tchicaï le New York Contempory Five. À partir de 1964, il travaille avec Impulse et grave 17 albums (dont Four for Trane et Mama too Tight) qui comptent parmi les classiques de la musique free. Sa collaboration avec John Coltrane se concrétise dans Ascension, en 1965, et marque un tournant dans la musique et le jazz d'avant-garde.
Line-up : Seun Kuti (lead, voc), Archie Shepp (s), Babahani (Music director/ bs), Show Boy (bs / director), Emmanuel Kunnuji (tp), Olugbade Okunade (tp), Oyinade Adeniran (ts), Yetunde Sophia George Ademiluyi (voc/dancer), Iyabo Adenirian, (voc/dancer), David Obanyedo (lead g), Alade Oluwagbemiga (g), Kunle Justice (kbs), Ajayi Raimi Adebiyi (dms), Kola Onasanya (conga), Wale Toriola (perc), Okon Iyamba (Shekere)
Discographie : Seun Kuti & Fela's Egypt 80 : "MANY THINGS" / Label : Tôt ou Tard / 2008
Site(s) internet : www.myspace.com/seunkuti
Anthony Joseph & the spasm band invitent Othello Molineaux & Joseph Bowie
Poète et nouvelliste culte en Grande-Bretagne, Anthony Joseph est natif de Trinidad. Il vit à Londres depuis une vingtaine d'années. Joseph est l'auteur de collections poétiques ("Desafinado" en 94, "Teragaton" en 98) et il publie en 2005 deux opus de poésie parlée (dont "The African Origins of UFOs" )… Du slam avant l'heure. Il associe bientôt ses talk over hypnotiques au Spasm Band première formule. À la tête de ce quartet inclassable, il produit une musique de transe poétique traversée de rythmes afro caribéens, de basses funky et d'un saxophone en colère, façon Albert Ayler.
Anthony Joseph est le premier poète du British Council à être invité en résidence à Los Angeles par l'Université de Californie. Il est également lecteur universitaire et intervenant en littératures de science-fiction pour les universités du Surrey, de Roehampton et de Londres Nord. Après un premier EP (Spirit Lash), le Spasm Band enregistre en 2006 le magistral Ilego de Lion. L'album expose une jungle de percussions vaudoues, de jazz blessé et de déhanchements moites, hérités du ghetto, pour charrier les mots percutants du récitant en transes. "Bird Head Son" (Naïve / Heavenly Sweetness), le dernier album du groupe, fait encore monter la(les) vapeur(s) d'un cran. Dans cette musique brûlante, dans cette diction façon toaster, cette scansion groovy et ces textes fleuves résonnent l'écho lointain des Last Poets, de l'Art Ensemble of Chicago ou de Fela… Voir les visions cosmiques de Sun Ra !Anthony Joseph nomme sa sauce (sa salsa) plutôt inédite "authentic wild island jazz" . Anthony Joseph : le Dylan groovy de Trinidad, le James Baldwin funk de Londres.
Line-up : Anthony Joseph (voc), Othello Molineaux (steel pan), Joe Bowie (tb), Colin Webster (ts, fl), Christian Arcucci (g), Andrew John (b), Paul Brett (perc), Paul Zimmerman (perc), Craig 'Cigar' Tamlin (perc)
Discographie : Anthony Joseph & The Spasm Band: "BIRD HEAD SON" / Label: Naïve / Heavenly Sweetness / 2009
Site(s) internet : http://www.anthonyjoseph.co.uk/
Roy Ayers & friends feat. Don Blackman & Jazzcotech dancers...
Ce brillant vibraphoniste est aujourd'hui redécouvert par un large public grâce au tube
"Everybody love the Sunshine". Il n'affiche pourtant pas moins de 63 albums au compteur ! Roy Ayers est le "Godfather of Acid Jazz". Lionel Hampton lui offre son premier instrument à l'âge de 5 ans et c'est à 17 ans qu'il l'embauche dans son célèbre Big Band. Après avoir joué avec les plus grands du West Coast jazz (Jack Wilson, Teddy Edwards, Chico Hamilton, Hampton Hawes, Phineas Newborn…), Ayers enregistre trois albums avec Herbie Mann. Il crée en 1970 son groupe le plus historique, The Roy Ayers Ubiquity. Le vibraphoniste enregistre alors une série de 22 albums avec des musiciens tels que Sonny Fortune, Billy Cobham ou Omar Hakim. Dans les 80's, Roy compose des titres et produit un album pour Fela Anikulapo Kuti. Il négocie avec un certain talent le virage de la disco, et annonce même la house music à venir. Dès la fin des années 80, Roy épouse les rythmiques hip hop et contribue à lancer la vague de l'acid jazz. Il joue et enregistre avec Stevie Wonder, Lonnie Linston Smith, Groover Washington Jr, Herbie Hancock ou Stanley Clarke, et il est "samplé" par Galliano ou The Roots. En 93, il fait une apparition remarquée sur le disque de Guru Jazzmatazz. Il organise son retour aux affaires à l'approche des années 2000 et travaille étroitement avec Erykah Badu ou Betty Wright. Aujourd'hui, Roy Ayers est l'un des musiciens les plus échantillonnés au monde. Après des débuts dans le registre de la fusion avec le batteur Lenny White, le mystérieux pianiste et chanteur Don Blackman (feat. the Family Tradition) sort en 1982 Blackman, un des albums référentiels de la musique funk. Il y est notamment entouré d'anciens du groupe Twennynine et du fabuleux Dennis Chambers à la batterie. En dépit d'une discographie erratique (deux albums en 20 ans !), Blackman demeure une autre légende du funk. C'est au début des années 90 que Perry Louis décide de monter un collectif de danseurs qu'il nomme Jazzcotech dancers. L'amour du jazz et du groove rassemble ces danseurs venus des quatre coins de Grande-Bretagne et que l'on a déjà vu danser pour James Brown, Maceo Parker, Jamiroquai, Incognito, Mark Murphy ou Wynton Marsalis et Jon Hendricks.
Line-up : Roy Ayers (vib, kbs, voc), Don Blackman (kbs, voc), Ray Gaskins (s, kbs), Mark Adams (kbs), John Pressley (voc), Donald Nicks (b), Lee Pearson (dms), Luisa Irene James (voc) & Jazzcotech dancers : Ade Idowu, Tony Denton, Brian Beveridge, Perry Louis, Christiane Hennecke
Discographie : CD Roy Ayers : Live at Arthuro’s
Site(s) internet : www.myspace.com/royayersubiquity - www.jazzcotech.com
Érik Truffaz quartet invite Christophe
Erik Truffaz a grandi dans le pays de Gex, une région où Voltaire faisait déjà son commerce d'idées. Dès l'âge de 8 ans, il découvre le plaisir de la scène aux côtés de son père qui joue du saxophone. Adolescent, il électrifie sa trompette et achète une pédale wha wha. En 1978, Erik adore faire la vaisselle en écoutant Ornette Coleman. Dix ans plus tard, il joue à Montreux avec le groupe brésilien Cruseiro do sul, puis s'envole pour New York. De retour en France, il obtient en 1993 le Prix du Jury au concours de la Défense. Il signe avec le label Blue Note. Entre 1996 et 2008, 12 albums paraîtront sous ce fameux label, dont 4 (The dawn, Bending new corners, The walk of the Giant Turtle, Arckhangelsk) sont composés et réalisés avec le Truffaz Quartet (Marcello Giuliani, Patrick Muller, Marc Erbetta) qui nous visite cette année. Les invités successifs en sont le rapper Nya, le chanteur Ed Harcourt et enfin Christophe. Truffaz crée en 2001 le Ladyland Quartet avec Michel Bénita, Manu Codjia, Philippe Garcia et le chanteur Mounir Troudi. Anouar Brahem, maître de l'espace, est invité sur l'album Mantis. À partir de 2003, Erik Truffaz improvise aux côtés de Joe Lovano, Dewey Redman, Chris Potter ou Michael Brecker. Deux ans plus tard, le trompettiste est invité par son maître John Hassell pour jouer dans le cadre du festival de Montréal. Le Ladyland quartet donne ensuite une série de concerts à Paris avec comme invités Michel Portal et Julien Loureau. Aux côtés du pianiste Malcolm Braff, d'Indrani et de Apurba Mukherjee, Erik effectue une résidence en Inde. Il côtoie Murcof et Talvin Singh. Une trilogie vagabonde paraît enfin en 2008 : Benares, enregistré à Calcutta, Paris en duo avec Sly Johnson, et Mexico, résultat d'un ping pong sonore avec Murcof. Pour fêter ses 50 ans, Christophe sortait en 1996 l'album Bevilacqua. Chanteur de charme, le crooner de drame donne alors dans l'electro. Aujourd'hui, c'est Aimer ce que nous Sommes. Enregistré entre Paris, Séville et Londres avec Christophe Van Huffel, l'album comprend des séances avec le batteur de rock Carmine Appice (Vanilla Fudge, Cactus…), avec Erik Truffaz, Jac Berrocal, Mark Cunningham et Murcof. On y
entend également Patrick Muller, Florian Zeller, Marie-Pierre Chevalier et le grand Emir Deodato qui dirige les cordes… Au sommet de la pyramide, Christophe, véritable chef d'orchestre, esthète de la pop un rien brûlé, redescendu sur terre nous livrer une œuvre étrange et fascinante.
Line-up : Erik Truffaz (tp), Christophe (voc), Patrick Muller (rhodes, hammond, p), Marcello Giuliani (b), Marc Erbetta (dms, perc)
CD Eric Truffaz “Benares” - “Mexico” - “Paris” - Blue Note - 2008 / CD Christophe : “Aimer ce que nous sommes” - Universal - 2008
Site(s) internet : www.eriktruffaz.com - http://www.myspace.com/truffaz - www.christophe-lesite.com
Sun Ra Arkestra
Sous la direction du saxophoniste Marshall Allen, pilier historique du Sun Ra Arkestra, c'est la musique interstellaire et innovante de Sun Ra qui se trouve ici réinterprétée. Les thèmes du franc-tireur d'Alabama (une hypothèse plausible pour sa naissance) s'entendent dans une démarche de partage de ses visions poétiques. Le Sony'r Ra (le nom improbable porté sur son passeport dans les 40's), alias Sonny Lee, Sunni Bhlount, Armand Ra ou H. Sonne Bhlount… Bref, Monsieur Ra, est sans doute l'un des tout premiers utilisateurs, dès 1956, d'un clavier électronique expérimental dans le jazz. Son image restera associée à celle du synthétiseur durant presque 4 décennies, jusqu'à sa disparition en 1993. Mystificateur hors de son temps selon les uns, visionnaire inspiré pour les autres, Sun Ra a défini au sein de son Arkestra les contours d'une musique à la fois cosmique et politique. "Dès que j'ai commencé à jouer, j'ai dédié ma musique, non à l'homme, mais au créateur de l'univers, ceci afin de lui montrer que sur cette planète saturée de misère et de destructions, quelqu'un comprenait tout ce qu'il a fait de beau (...). J'espère aussi enseigner ce qu'a pu produire de meilleur la race noire, notamment en musique". Sun Ra est un personnage un peu fou, délibérément flou. On ne connaît ni son vrai nom, ni précisément sa date de naissance. Il est resté totalement distant de la scène jazz jusqu'en 1950, période à partir de laquelle il se produit en trio sur un étrange clavier électrique qu'il a lui-même bricolé et qui évoque le son des Ondes Martenot. Il est donc considéré comme un pionnier de la musique électronique, mais aussi de la musique "associative" : son Arkestra fonctionne dès le début comme une coopérative, un système qui se généralisera parmi les musiciens de Chicago dans les années 60. Autour d'un noyau dur constitué de John Gilmore (saxophone ténor), Marshall Allen (saxophone alto), Pat Patrick (saxophone baryton) et Ronny Boykins (batterie) augmenté de membres satellites (Charles Davis, Julian Priester, Wilbur Ware…), le Sun Ra Arkestra combine la tradition des big bands du swing, la souplesse rythmique du bop, la richesse de timbre d'Ellington et les échappées libres de l'improvisation collective.
Line-up : Marshall Allen (director, as, fl), Art Jenkins (voc), Fred Adams (tp), KNoel Scott (as), Yah Yah Abdul-Majid (ts), Rey Scott (bs, fl), Dave Davis (tb), Dave Hotep (g), Farid Barron (p), Juini Booth (b), Elson Nascimento (perc, surdo), Wayne Anthony Smith jr. (dms)
Discographie : Live at the Paradox - In & Out - 2009
Site(s) internet : www.elrarecords.com - www.myspace.com/thesunraarkestra
Oxyd, lauréat RéZZo 2008
Le groupe OXYD combine une écriture jazz et des sonorités électriques inspirées par les musiques actuelles, le rock, le groove. Dirigé par le pianiste et compositeur Alexandre Herer, le quintet basé en Ile-de-France oscille entre improvisation totale et écriture stricte. Après des études de jazz au Conservatoire, Herer se consacre à la composition. Il joue en parallèle dans les clubs et les cafés parisiens au sein de différentes formations de jazz. Comme ses autres complices d'OXYD, le pianiste participe également à des projets d'essence rock, classique, funk ou reggae. Au sein du 5tet, il se fait nettement électrique en n'utilisant que son Fender Rhodes. Le groupe compte par ailleurs deux solistes de talent : Olivier Laisney à la trompette et Julien Pontvianne au(x)saxophone(s). Soutenu par une rythmique implacable, ce trio d'improvisateurs expose essentiellement les compositions du pianiste. Le groupe fréquente régulièrement à Paris l'Olympic Café, l'Entrepôt ou le Sunset. 2008 aura été une bonne année pour les franciliens récompensés par trois premiers prix au tremplin du RéZZo (Jazz à Vienne) et aux "trophées du Sunside" (Premier prix de groupe, et Premier prix de soliste pour Alexandre Herer). Le premier album d'OXYD doit paraître au printemps 2009.
Line-up : Alexandre Herer (rhodes), Olivier Laisney (tp), Julien Pontvianne (s), Matteo Bortone (b), Thibaut Perriard (dms)
Discographie : Onze heures 11 - 2009
Site(s) internet : www.myspace.com/oxydquintet
Pour plus d'infos:
Billeterie:
http://www.jazzavienne.com
Infoline :











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